Les Chariots Élévateurs | Guide

6/9/2017

Formatrad présente en format blogue son guide sur les chariots élévateurs disponible à l'adresse suivante :

Les Chariots Élévateurs - Guide

Quelques liens rapides :

Un chariot élévateur, c'est quoi exactement?

Le chariot élévateur est un appareil de levage dont la fonction est de prendre des charges, de les transporter sur des distances relativement courtes et de les déposer ensuite à l'endroit désigné. Les charges sont généralement préparées afin que le chariot puisse les prendre aisément : on les place sur des palettes, plateaux, caisses et autres afin de faciliter leur manipulation. Le prix moyen d'un chariot élévateur (pour allées étroites ou contrebalancé) débute autour de 35 000$, il s'agit donc d'un véhicule onéreux. Son poids est d'environ 8000 livres pour une capacité de chargement moyenne de 3000 livres. Malgré son apparence compacte, son poids équivaut à 5 automobiles, ce qui rend les renversements très dangereux.

Règlementation

La règlementation exige que la formation pratique soit réalisée, dans un premier temps si possible, à l'extérieur de la zone réservée aux opérations courantes et soit ensuite complétée dans la zone habituelle de travail.

La formation prévue doit comprendre les directives sur l'environnement de travail et ses conditions spécifiques, ainsi que le type de chariot élévateur qu'utilisera le cariste (le conducteur du chariot élévateur).

Chariot_Élévateur_permis

Quelles sont les obligations de l'employeur ou maître d'oeuvre?

LSST article 51:

L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique du travailleur.

Il doit notamment :

Quelles sont les obligations du travailleur?

La LSST et le RSST dictent les obligations suivantes pour les travailleurs.

LSST article 49 :
De son côté, le travailleur doit :

Qu'est-ce que la LSST comprend par chantier?

La LSST définit un chantier comme suit :
Lieu où s'effectuent des travaux de fondation, d'érection, d'entretien, de rénovation, de réparation, de modification ou de démolition de bâtiments.

La CNESST propose un document intitulé "Délimitation d'un chantier de construction et identification du maître d'oeuvre" qui répond à cette question plus en détail.

Négligence criminelle et Loi C-21

Textuellement, l'article 217.1 prévoit ceci :
Il incombe à quiconque est responsable de l'accomplissement d'une tâche de prendre les mesures voulues pour éviter qu'il n'en résulte de blessure corporelle pour autrui ou un décès. En cas de décès ou de lésion d'une personne, les responsables d'une entreprise peuvent être poursuivis en vertu du code criminel canadien.

Le levage de travailleur, comment le faire de façon sécuritaire?

Le levage d'un travailleur avec un chariot élévateur est permis s'il est effectué conformément à la Norme de sécurité concernant les chariots élévateurs à petite et à grande levée, ASME B56.1 (1993-A. 1995). Il faut utiliser une plateforme, construite selon les normes en vigueur, qui encadre les fourches et est fixée au tablier du chariot avant d'y installer un travailleur, afin de procurer au passager une protection équivalente à celle du cariste. Cette charge totale (incluant le travailleur) ne doit pas excéder 50% de la charge nominale du chariot.

Avant d'élever en douceur le second travailleur, le chariot doit être au neutre et les freins doivent êtres serrés avant de manoeuvrer, en douceur, le système élévateur. Le conducteur du chariot doit demeurer à son poste si la plateforme n'a pas de commande de levage et garder les mains et les pieds hors de portée des commandes. Le travailleur sur la plateforme doit également porter un harnais de sécurité l'attachant solidement à celle-ci. Il est interdit de transporter une personne sur la plateforme pour des raisons de sécurité.

La politique de l'établissement

Le personnel (caristes et personnel de supervision) doit connaitre la politique de l'établissement concernant l'utilisation des chariots élévateurs. Cette politique, si elle existe, doit entre autre stipuler que seuls les employés de 16 ans et plus ayant reçus une formation, évaluation et certification selon les plus récentes normes et autorisés par l'entreprise peuvent conduire des chariots élévateurs. Cela vaut également pour le personnel de supervision et le personnel externe.

De plus, la politique de l'établissement peut établir des règles d'inspection et d'entretien des chariots élévateurs et des règles de sécurité générales.

Le triangle de stabilité

Le centre de gravité du chariot se situe à l'intérieur du triangle de stabilité. Ce triangle est formé de deux points partant des roues avant fixes et d'un point situé au milieu de l'essieu directeur arrière. Le chariot demeure stable aussi longtemps que le centre de gravité se situe à l'intérieur du chariot. Toutefois, dès que le chariot est chargé, un nouveau centre de gravité combiné se déplace vers les roues avant et menace l'équilibre : plus la charge est lourde et levée haut et plus ce centre de gravité risque de sortir du triangle de stabilité, renversant le chariot vers l'avant ou sur le côté. Ce risque est accru lorsque la charge est mal répartie sur les fourches avant (de manière non-uniforme). En résumé, la capacité de charge du chariot diminue lorsque hauteur de levage augmente.

La charte de levage (abaque) démontre l'effet de la charge et de la hauteur du gerbage sur le centre de gravité du chariot. Elle représente aussi plusieurs hauteurs maximales de levage dépendamment du poids de la charge. Elle illustre la corrélation qui existe entre la hauteur de gerbage et le poids de la charge permise (plus on souhaite élever une charge et moins celle-ci peut être pesante).

La plaque signalétique

La plaque signalétique indique le poids maximal que le chariot peut soulever. Le fabriquant a l'obligation d'indiquer sur la plaque les informations suivantes :

Dans le cas des chariots électriques, la plaque peut également contenir les informations suivantes concernant les batteries :

E : système électrique de conception standard;

EE : système électrique conçu pour empêcher l'émission d'étincelles et la surchauffe de la batterie, en plus de posséder les caractéristiques de type E;

ES : système électrique dont les composantes sont scellées hermétiquement et qui possède les caractéristiques du type ES;

EX : système électrique conçu pour être utilisé dans des atmosphères contenant des vapeurs et des poussières inflammables et qui possède les caractéristiques du type EE.

Une partie des opérateurs de chariots ne savent pas lire la plaque signalétique et utilisent le chariot selon son comportement, sans vérifier à priori le poids de la charge et le poids maximal que le chariot peut porter. Ceux-ci s'exposent à des situations dangereuses lorsque le chariot est en surcharge. Si les roues arrière du chariot ne touchent plus au sol, c'est non-seulement la charge qui peut tomber et être abimée mais aussi la sécurité du cariste et des travailleurs à proximité qui est compromise.

plaque_signalétique_chariot_élévateur

Dispositifs de retenue du cariste

L'utilisation d'un dispositif de retenue est exigé, que ce soit une ceinture de sécurité, des portes grillagées, une cabine fermée ou un siège enrobant à oreilles, dans le but d'éviter que le cariste ne soit écrasé par la structure du chariot élévateur en cas de renversement.

Les types d'accidents les plus fréquents

La majorité des accidents impliquant des chariots élévateurs sont causés par les éléments suivants:

Plusieurs mythes circulent au sujet de la sécurité du cariste lors de renversement latéral du chariot. Certains croient que la ceinture peut créer un effet de fouet lors d'accident et exposer la tête à de graves blessures, d'autres croient avoir le temps de sauter pendant un renversement latéral de chariot. Lors de ce type de renversement, 50% des caristes impliqués y perdent la vie, tués par le poids du toit protecteur. En réalité ces deux mythes sont faux et exposent le cariste à de plus graves blessures.

L'inspection ou la vérification du chariot élévateur

L'inspection quotidienne du chariot élévateur doit être faite par le cariste avant d'utiliser le chariot. Elle consiste en un contrôle visuel et un contrôle du bon fonctionnement du chariot. Plusieurs compagnies fournissent des listes de vérification afin d'avoir un rapport écrit et uniforme à chaque jour qui sera tenu dans un registre. Dans le cas où le chariot présente un risque, le cariste doit aviser le responsable désigné.

vérification_chariot_élévateur

L'environnement de travail

Les voies d'accès aux bâtiments et les passages piétons doivent être :

Lors de la formation, les passages pour piétons qui croisent les voies de circulation des véhicules doivent être indiqués par une signalisation claire et appropriée.

Les voies de circulation du chariot à l'intérieur du bâtiment doivent être d'une largeur suffisante pour permettre la manipulation sécuriaire du matériel, d'au moins 600mm. Elles doivent être délimitées par des lignes au plancher ou balisées de manière à assurer la sécurité des personnes qui y circulent.

Le RSST exige qu'un chariot élévateur soit équipé d'un dispositif empêchant le cariste d'être écrasé par la structure en cas de renversement. Le chariot doit donc être équipé de portes grillagées, d'une cabine fermée ou d'un siège enrobant à oreilles avec une ceinture de sécurité. À cet effet un vidéo de l'IRSST explique de façon très éloquente les risques et les mythes liés aux renversements en chariot élévateur.

L'empilage des charges doit être fait de manière à ce que les piles ne gênent pas :

Les charges doivent être appuyées sur le dos des fourches et être empilées à une hauteur où leur stabilité n'est pas compromise.

Les quais de transbordement

Lorsque le cariste remplit ou vide la remorque d'un camion, il doit être conscient des risques que cette situation engendre et être en mesure de les prévenir :

La circulation sur les pentes

Les pentes présentent des défis particuliers pour les chariots élévateurs car elles peuvent compromettre son équilibre et causer un renversement. Avant de circuler sur une pente, il faut s'assurer qu'elle est bien entretenue. Un cariste ne doit jamais traverser une pente en biais ou prendre de virages sur celle-ci. Elles doivent être montées et descendues lentement, les fourches à vide lorsque le chariot descend et pleines lorsque le chariot la monte. Dans le cas où un cariste doit immobiliser son véhicule sur une pente alors qu'il est en cours de chargement, il doit mettre le frein de stationnement et appliquer deux cales de retenue en bon état.

Le stationnement

Le chariot élévateur qui n'est pas en service doit être stationné à un endroit désigné à cette fin, loin de sources de chaleur et sans encombrer le passage ou l'accès au matériel de protection contre les incendies.

Le cariste qui stationne un chariot élévateur doit suivre les étapes suivantes :

  1. abaisser les fourches;
  2. couper le contact;
  3. engager le frein à main;
  4. retirer la clé.

La formation chariot élévateur

Les caristes doivent avoir reçu une formation théorique et pratique avant de commencer à conduire un chariot élévateur. Cette formation porte sur les principes de base de sécurité concernant la conduite et l'opération d'un chariot élévateur, mais aussi sur la manière de lire la plaque signalétique, l'inspection du chariot, les dangers propres au milieu de travail, etc. Étant donné que les accidents en chariot élévateur peuvent avoir des conséquences dramatiques, le cariste doit avoir un niveau élevé d'attention, de coordination et de concentration lors de la conduite.

Outre l'aspect technique de la formation, on s'attend aussi à ce que le cariste développe des habitudes appropriées à l'image de ses habiletés et connaissances. Il doit connaître la marche à suivre pour travailler efficacement et sécuritairement. L'employeur doit savoir si les caristes sur ses lieux de travail ont reçu une formation, quand celle-ci a eu lieu et s'il y a eu une évaluation de l'habileté du cariste et de ses connaissances depuis son embauche. Finalement, des cours de perfectionnement doivent être prévus au moins tous les trois ans et dans les cas suivants :

Par exemple, IKEA a établie en 2006 dans certains de ses centres de distribution un système de points d'inaptitudes pour caristes qui, après 20 points accumulés, interdit aux caristes de conduire un chariot pendant deux semaines et le force à suivre à nouveau une formation complète pour parfaire à ses lacunes.

Fondé en 1980, Formatrad offre aux entreprises québécoises des services de formation certification en milieu de travail, d'évaluation du personnel et des services conseils. Jetez un coup d'oeil à nos 71 formations, dont celle d'opération sécuritaire de chariot élévateur. Formatrad vend également des livrets d'inspection, disponibles sur demande.

Contactez-nous au 514 328-6819 pour réserver votre formation.

Sources: