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Les drones et la SST : un futur prometteur

Les drones et la SST : un futur prometteur

Les drones ont innovés les pratiques de plusieurs domaines, allant du cinéma jusqu'à l'usage policier. Actuellement, un projet pilote de la Sûreté du Québec les utilise dans le but de survoler les scènes de crimes et d'obtenir plus d'informations sur les événements qui ont eu lieu.

Récemment, l'industrie du drone s'est intéressée aux usages liés à la santé et sécurité au travail. Plusieurs compagnies offrent aujourd'hui de les utiliser pour remplacer les humains lors de travaux dangereux. Qu'il soit question d'accéder à des sites de construction, des sites miniers ou en hauteur, les drones offrent une alternative économique, plus rapide et moins dangereuse que l'utilisation de travailleurs à pied.

La France et l'Allemagne sont plus libérales que le Canada au niveau de la réglementation des drones. En observant l'usage qui en est fait là-bas, on peut trouver des idées pour un usage prometteur ici quand notre réglementation s'assouplira.


Modelisation 3D et inspections

L'utilisation de drones sur les chantiers de construction est encore marginale, mais Strabag SE, une compagnie européenne située à Viennes, les utilise de façon ingénieuse : la réalisation du modèle 3D d'un chantier est une tâche qui peut requérir près d'une semaine de prises de mesures à pied, mais qui peut être complétée en une seule journée de travail avec l'usage d'un drone.

Grâce à cette économie de temps, le modèle 3D du chantier en développement peut être mis à jour à toutes les semaines en économisant beaucoup d'argent comparé à la méthode habituelle.

Strabag SE s'en sert également pour procéder à l'inspection d'infrastructure via la capture vidéo et la prise de photos, et le drone peut obtenir des angles de vue qui seraient inaccessibles pour un homme à pied, notamment lorsqu'il est question d'une infrastructure telle qu'un viaduc ou un pylône électrique.

Il peut également être programmé pour aller chercher les exactes mêmes angles de vue sur une structure afin de pouvoir créer une vue échelonnée sur un laps de temps (timelapse).

Les drones sont aussi utilisés pour l'inspection d'éoliennes. Cette tâche comporte des dangers associés au travail en hauteur tels que le risque de chutes. En les utilisant, le travailleur peut rester au sol et capturer sur vidéo toutes les données nécessaires en profitant d'une plus grande sécurité. La compagnie Technidrone offre sur son site web une vidéo démontrant l'inspection d'éolienne à l'aide de drones.


La détection de fuites de gaz

Le mdTector1000 CH4 de Microdrones est décrit sur leur site web comme le premier système de leur nouvelle série de drones servant aux inspections.

La détection de fuites de méthane se déroulant le plus souvent à pied ou en hélicoptère, l'option d'utiliser un drone qui est armé d'une caméra à la première personne et muni d'un détecteur de gaz de marque Pergam comporte de nombreux bénéfices.

En démontrant ce que les senseurs captent en temps réel par le détecteur de gaz, et en procédant à l'inspection avec la caméra du drone, celui-ci permet non-seulement une plus grande sécurité aux inspecteurs mais aussi une réduction importante des coûts de l'inspection et du temps que celle-ci prend en l'absence de drone.

Lutte contre l'incendie

Drone Volt est une compagnie française de conception de drones avec un poste de vente situé à Laval. Elle propose notamment plusieurs drones conçus pour appuyer les pompiers et secouristes dans la lutte contre l'incendie.

En survolant, armé d'une caméra infrarouge les lieux où un incendie fait rage, le drone permet de constater les risques de propagation du feu. Il peut également pointer précisément les départs de feu avec sa vision infrarouge et donc aider à étouffer ceux-ci à la source plus rapidement. Ils sont par ailleurs utilisés pour combattre les feux de forêt de manière très efficace.

Une réglementation attendue

La nouvelle réglementation fédérale, sensée faciliter l'offre de service de l'industrie du drone est très attendue par les entreprises.

En ce moment, une autorisation du gouvernement est requise à chaque fois qu'un drone décolle à des fins professionnelles. Cette autorisation peut prendre 20 à 60 jours avant d'être produite, ce qui limite les opportunités au niveau professionnel pour les drones au Canada. Ceux qui volent sans permis s'exposent à une contravention pouvant aller jusqu'à 27 500$ en cas de poursuite civile. Il y a de quoi dissuader les plus téméraires.

Rappelons que les prix de ces appareils à usage professionnel peuvent osciller entre 2 000$ et 50 000$, et que l'autonomie moyenne d'un drone commercial est en ce moment d'environ 20 minutes, à moins d'être relié par un câble à une source de courant.

Par comparaison, un drone russe de l'entreprise Nelk (non-créé à des fins commerciales) a pulvérisé le record d'autonomie de vol en demeurant pendant 3 heures et 10 minutes dans le ciel de Moscou dans des conditions météorologiques défavorables.

En ce moment, le Canada compte environ 125 000 drones utilisés à des fins professionnelles et environ 400 000 destinés au loisir.

source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1077946/drone-industrie-reglementation-transports-canada